SOUS LE MASQUE DES HEURES

recueil de poésie en voie de création depuis le 22 octobre 2007
par Huguette Bertrand  © Tous droits réservés

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« ajouts 6 mai 2008 »

Quand dans la nuit
se superposent les traits
du jour accompli
il est temps de sombrer
dans l'oubli des heures
de laisser rouler la machine
entre ombre et lumière
entre possible et impossible
puis retrouver au matin
la parole transmise
par la mouvance des désirs
et la poursuite des rêves
endormies

nuit d'ambiance
dans un flot d'harmonies
jour de présence
parmi les spectres en folie


Superposés, les désirs font rouler la machine des heures endormies dans les rêves en folie, accomplissent des ambiances dans la mouvance de l'ombre jusqu'au matin d'un possible flot d'harmonies en présence d'une parole retrouvée.


22.10.07

Entre les pierres
la vie l’aventure
qu’une brise passagère
est venu raccorder
aux désirs répandus
sur les rêves les plus fous
ses plaisirs renouvelés
que l’amour vient instruire
jusqu’au coeur du mouvement
d’un présent animé
par la nuit végétale
s'insinue dans les veines
de nos corps agencés


Au coeur du mouvement, une brise passagère anime les désirs dans les veines d'un présent, répand dans les corps les plaisirs les plus fous, renouvelle la vie l'aventure accordées à la pierre et la nuit végétale.


22.10.07

Et si je vous disais
que la terre a des retours d'âge
s'apaise par moment
à travers la convulsion des époques
apeure le présent
par ses mers affolées
et les râles du vent
puis toujours s'acclimate
au destin des histoires d'avenir
au retour des apparences

un peu d'argile
un peu de peau
un peu de tout
pour faire un monde
éclaté
sur cette terre en marge
des illusions perdues
dans la poussière du temps


Et si je vous disais que les mers affolés s'acclimatent au destin d'une histoire propulsée par les râles du vent pour dépoussiérer les apparences d'une époque perdue dans l'illusion de voir vrai, quand le faux s'éclate dans la peau du monde échoué dans la méfiance du présent. Faut-il croire qu'au détour, la terre a toujours des envies de tourner en rond malgré la convulsion des époques, son retour d'âge en âge au-delà du présent !


23.10.97

Prenez acte
que le jardin des mémoires
est toujours fleuri
sous des amas de bêtises
que l'engrais de l'espoir
a toujours maintenu vivace
dans le bouillon des humeurs
d'un monde couché sur l'amertune
d'un lit défait par l'illusion
de voir immonde
les heures quantiques
que les ondes par vagues
inondent étranges
sur les décors fanés


Et si je vous disais que la mémoire est un décor vivace dans lequel bouillonne le monde défait par la bêtise couchée dans le lit des illusions, quand les humeurs et fausses rumeurs se partagent au jardin des abandons sur le fil de l'espoir suspendu aux heures quantiques.

25.10.07

Sous le masque des heures
les fleurs bleues de la nuit
en urgence ont fleuri
dans le rêve du petit
apaisant sa détresse
dans le sombre du soir
ont volé en éclats
dans son rire passionné
sous l'emprise d'un regard
enjoué


Chauds les mots doux sous l'emprise d'un rire passionné, dans l'urgence font voler en éclats les heures bleues de la nuit sous le masque enjoué d'une fleur reniflée dans le rêve du petit apaisé.


25.10.07

Tellement de larmes
dans les rivières
que le vent noie
très loin derrière
fausses amours
fausses rivières
rivière de larmes
larmes d'amour
tellement d'amour
tellement de larmes
souffle le vent
sur les rivières
sèche les larmes
l'amour revit
l'amour surprend


Quand le courant rejette les amours desséchées sur les rivages que le vent transforme en courant d'air, autant oublier larmes, rivières et même le vent sous le masque d'un songe congelé dans le vrai du faux. Recomposé, l'esprit s'abandonne à l'emprise des sens retrouvés dans la magie d'un sortilège amoureux.


25.10.07

Quelques pas encore
pour tracer les rides de l'Histoire
enchaînées les unes aux autres
sous le masque de l'ignorance
à l'heure du thé
où dame nature fait ses comptes
en buvant une gorgée d'espoir
sous les feux nourris par la peur
d'un climat désespéré
et regards vissés à l'écran
des infortunes et jeunes pousses
giseantes au pied d'un chêne
millénaire
bravant nos songes chimériques
enracinées dans le vert biologique
pour durer


Dure ignorance nourrie au vert espoir sous le masque désespéré des infortunes. Enchaînées aux feux de l'écran les rides s'enfoncent dans les chimères de l'Histoire, épopée faste engloutie par la nature des comptes gorgés de peur quand les jeunes pousses s'amusent à l'heure du thé !


25.10.07

Dans le mouvement giratoire
des ondes fluides
des paroles nous prononcent
seconde après seconde
nous renvoie dans la matière
grise des événements
macérés dans la solitude
des nuits rondes
pour faire vibrer le monde
sous l'emprise du poème
libéré


Libre le monde macéré dans le poème fluide des événements, au fil des secondes vibre sous l'emprise des nuits rondes sur les ondes giratoires des paroles prononcées.


26.10.07

Nulle part où se poser
les esprits volatiles
errent dans nos chimères
qu'une simple pensée
vient dissiper
dans le mouvement
de nos histoires communes
d'un visage à l'autre
se reconnaissent
puis s'estompent
jusqu'aux frontières
d'un regard imaginé


Sur la scène des chimères, des histoires peu communes errent dans le mouvement des pensées volatiles que les esprits reconnaissent hors du regard de l'imaginaire, puis se dissipent à la frontière d'un visage à l'autre, estompés.


26.10.07

Enroulées dans un vertige
les phrases s'interrogent
sur le sens des mots
en rang d'oignons
arrachent des pleurs
au coeur de l'arbre
enraciné
dans le papier il dort
dans le poème
sous le poids des images
insolentes
de nos forêts dévastées


Vertige de l'arbre au coeur des mots, se rêve s'abandonne sous le masque des phrases enracinées dans les forêts enroulées dans le papier.


28.10.07

Sous une lumière fragile
la mer roule ses vagues
sur les ombres passagères
complice des origines
que ses marées compilent
dans le temps arrondi

mots suspects
en eau profonde
emportés
dans les abysses
de la conscience
de l'autrement


Conscience de l'eau quand survient la vague, regorge de mots fragiles emportées dans les abysses d'une lumière profonde, complice du temps arrondi au passage des marées roule sur le monde autrement.


11.11.07

Sous le masque
des jours apeurés
les heures s'abandonnent
dans le jouir des désirs
d'une lune à l'autre
embrasent le monde
relié au présent
quand je te dis nous
au coeur de l'instant
chassant les furieuses tempêtes
quand je te dis nous
dans l'errance d'un poème
engagé dans le flou
du mouvement partagé


Tandis que les jours se terrent sous le masque du monde apeuré, jouir à vif dans la mouvance des désirs au rythme du poème relié au présent, quand je nous dis engagés au coeur de l'instant sous une lune curieuse et furieuses tempêtes abandonnées dans le flou du mouvement, ses errances.


15.11.07

Complice des ivresses passagères
le temps se mouche
dans nos pleurs et nos peurs
nos grosses heures
amincies
à ce régime s'envole
dans la lente heure du jour
enrhumé
quand lourd d'heures il tousse
jusqu'aux profondes heures
de la nuit
aspire à la douce heure
d'un spasme interrompu
à l'aurore
apaisé


Et passe le temps et passe la vie à passer son temps à moucher les heures enrhumées par le spasme des peurs, des heurts, des leurres, des pleurs, se toussent, se crachent, s'étouffent dans la lourdeur du jour pour ensuite s'affaisser dans la rondeur des nuits apaisées.


15.11.07

Avant d'en finir
avec l'acte d'écrire
la mise en forme
et la durée
les mots se livrent
dans la transparence
des gestes perdus
et retrouvés
s'articulent sous le masque
dans l'absolu des marchés
leur prise en charge
des peurs plastinées
exposées au refuge
des duperies mur à mur
suspendues au fil
de l'écrit


Quand les peurs s'articulent dans l'absolu des duperies, les mots s'exposent mur à mur, au fil de l'écrit suspendent les marchés pris en charge au refuge de la mise en forme pour la transparence et la durée des gestes retrouvés sous le masque plastiné exposé au musée des indépendances perdus.


20.11.07

Et si on faisait parler les tempêtes
nous diraient-elles
qu'elles se déchaînent
pour faire tomber les masques
de la duperie des alentours
quand tout tangue
sur la mer de nos itinérances

nous diraient-elles encore
qu'elles se déchainent
pour balayer tout ce qui traîne
dans la mémoire empoussiérée
par l'illusion du tout paraitre
quand en chaque être
sommeille le sens des sens

nous diraient-elles enfin
que la pluie le vent les pleurs
ne sont que des images
rejetées par la mémoire
que le temps charrie
devant la verdoyance
de nos espaces affairés
par des accoutumances


Des masques traînent à la surface de nos accoutumances empoussiérées par l'illusion. Itinérances dans la verdoyance de la mémoire que le vent balaie vers l'image de l'être enchaîné aux tempêtes, se déchaine dans les espaces ensommeillés et tombe sous le coup dans le sens des sens. Et tangue la mer, et tangue le vent parmi les pleurs du tout paraitre affairé.

07.12.07

Quoi dire quoi faire
devant les montagnes profanées
quand leur cime
envoie des signaux
que l'on ne comprend pas
à moins d'être une pierre
au pied de ces géantes
dont la mémoire
ne tarie pas

Quoi dire quoi faire encore
devant les grands arbres mutilés
quand leurs branches
envoient des signaux
que l'on ne comprend pas
à moins d'être une souche
dans les racines
de leur mémoire
dont la sève
ne tarie pas

Quoi dire quoi faire toujours
devant un visage ravagé
quand son masque
envoie des signaux
que l'on ne comprend pas
à moins d'être une mémoire`
à la racine de "nous"
dont la cime
se souvient


Rien à dire rien à faire quand la mémoire prend racine de la souche à la cime jusqu'au portail du nous retrouvé par les montagnes, les arbres, les masques et leurs signaux qui ne tarissent pas.

07.12.07

C'était pas la bonne rue
ni l'adresse à rechercher
ni même le pont à traverser
pour rejoindre la passion
d'un souvenir bienveillant
ses traces éphémères
envolées sur les heures
nonchalantes d'un désir
circoncis dans le texte
d'un poème égaré
et distrait
retrouvé au rond-point
sous le masque du gendarme
déguisé en torpeur
quand arrive la noirceur
sur le monde accablé
d'un papier à mâcher
dans son rêve dérisoire
Circulez !


Envolé le désir sous le masque des heures déguisées en passion au rond-point des souvenirs égarés dans les rues, sous les ponts éphémères. Heures nonchalantes, heures à mâcher quand le monde se rêve bienveillant dans la torpeur d'un rêve dérisoire.


10.12.07

Quand le ciel se met de la partie
les nuages se fendent en quatre
pour laisser passer le vent
affolé par les alertes météo
et la dérive des mensonges
sur le plasma des consciences
électro-statiques
magnifiées par des charges
statistiques
et la magie des secousses
systématiques
comme un chant à nos oreilles
rythmiques
et l'abondance de nos rapports
chimériques
avec le ciel
les nuages
et le vent
colérique


Secoués par la magie des alertes statistiques, le ciel caracole, les consciences s'affolent, rythmés par le chant colérique du vent. À croire que les mensonges systématiques dérivent sur les chimères branchées à nos oreilles électro-acoustiques.


11.12.07

Voilà que s'entremêlent
les coups d'gueule
ma foi ils perdent la tête
du coup devenus tout bêtes
ils restent là
pêle-mêle

D'autres têtes s'emmêlent
aux jours pêle-mêle
sous le masque
de leurs histoires indigestes
à tue-tête s'enroulent
autour des heures
à la poursuite des béatitudes
devenus bêtes entre ombre
et lumière à franchir
d'un coup sec


Emmêlés dans des histoires de béatitude, le tête-à-tête reprend du poil de la bête à la poursuite des heures affranchies des coups d'gueule et autres indigestions. Tombent les masques, roulent sur les heures la tête à l'envers, le coeur à l'endroit.


27.03.08

Bruine sur un matin gris
empêché de percer
le mystère de l'oiseau
qui s'ébroue dans la
mare du sommeil
de ma nuit passée
a laissé des traces
englouties dans mes rêves
au matin me montra
la flaque d'eau
et la bruine disparu
devant l'oeil du soleil
apparu à midi


Il s'agit ici d'un oiseau s'ébouant dans une mare humide laissée par l'orage d'hier que mes rêves de la nuit dernière m'ont montré juste avant l'apparition du soleil, son clin d'oeil arrosé par les ailes de l'oiseau.


27.03.08

En Bretagne
il fait soleil et pluie
tantôt soleil
tantôt pluie
ou l'inverse
quand l'averse inspire le soleil
à se montrer le bout du rayon

durant cette mascarade
le gros chat gris devant
renifle les herbes tendres
pour se faire un nid d'oiseau
envolé vers des cieux plus cléments


Quand chats et oiseaux de Bretagne enlèvent leur masque, ils en prennent plein les poils et les plumes lors du clapotis de l'eau dans la mare du poème précédent agité par le soleil démasqué.


27.03.08

C'est dans ce pur silence
qu'une image désertée
agonise
agonie meurtrie par la distance
et l'espérance repliée dans la mémoire
d'où l'écho me rappelle
qu'il faut passer la porte
retrouver le murmure de la voix
qui exporte ses mystères
ses visions


Désertion d'images dans le froid du silence que la mémoire rappelle en sursaut derrière la porte en laissant passer quelques murmures à travers le miroir des mystères qu'aucune vision ne pourra rejoindre dans la lumière du jour.


09.04.08

Parmi les draps froissés
des murmures s'échappent
d'une pensée torride
que les gestes prononcent
dans le sens du vrai
annoncent la vague
d'un désir liquide
répandu sur la chair
de l'image imaginée

Berce le temps
sur la vague
et vogue la vague
dans le mouvement subtil
des amours constellées


Quand s'imagine une image sur les draps constellés, le désir s'allume, les murmures s'éveillent et les gestes suivent la vague subtile échappée par le mouvement des amours prononcées.


10.04.08

Sans disserter
les mots se sont placés en rangs d'oignons
puis un à un lui ont posé cette question :
Qu'est-ce qu'on dit ?
et le poète de répondre :
On ne dit rien on montre tout !

Le tout des mots a dévoilé ce qui se voit
pleine largeur de haut en bas
images subtiles miroir de l'être
séduire l'ennui la vie l'amour
quand sous le ciel on rit on pleure
derrière le masque derrière le faux


Dès que les mots cherchent à séduire le masque, le vrai questionne le faux dans la démence du jour. Faut-il s'en étonner quand vient l'heure des subtilités en réponse aux pleurs aux cris dans le miroir qui montre tout sous l'ennui du tout un chacun dévoilé.


10.04.08

Malgré le temps
malgré la poussière
elle fleurit toujours dans le soupir des mots
assujettie aux mouvements des sens
jusqu'au seuil d'un désir
écrasé dans l'oeuf

le temps a vu large
dans la rondeur du mouvement
interrompu
s'est envolé vers un autre rivage
là où mensonge et promesse
ne sont pas de saison
là où le coeur se recueille en silence
en frôlant la vague des souvenirs
égarés


Dans la rondeur du temps, les rivages se croisent en silence quand la vague répand ses mots dans le désordre des jours mal aimés, quand la poussière ensable le désir envolé vers d'autres saisons que nul mensonge et nulle promesse ne pourront écraser. Le coeur au large, la mer soupire !


06.05.08

Sans urgence
les mots s'alignent
pour réparer la parole
envoilée dans un linceul
seule
seule parmi des "si"
des "peut-être"
des ajoncs et des amours
piquantes à souhait !

Ne reste que des épines
et même des rires fous
pour atténuer la douleur
de l'enchantement

Faut-il y croire ?

Ben non !

Peut-être si...

La parole demeurera toujours à l'oeuvre
à travers vents et marées
à travers l'oeil qui observe
la marche du monde
dans l'absolu
tion


Piquée de rires fous, la parole se libère de son voile, aligne les mots parmi les "peut-être" et les épines, les ajoncs et la douleur, peut-être ! À observer d'urgence à travers le vent, les marées, même si ça pique ! Qu'en restera t-il ? Que de l'enchantement d'y avoir cru un instant.


06.05.08

 

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mis en ligne 11 décembre 2007